À propos de Silver Echos

Ce blog est dédié à tous les aidants familiaux, ceux qui s’assument, ceux qui s’ignorent, ceux qui le sont parce qu’ils n’ont pas d’autres réflexes, parce que c’est normal, parce que c’est le minimum qu’ils puissent rendre, parce que rien d’autre n’est envisageable. A ceux qui ne savent pas comment mais qui vont faire, à ceux qui s’inquiètent déjà d’envisager une nouvelle organisation, à ceux qui ont compris que le temps fait changer les relations entre les humains, mais n’en fait perdre ni le beau ni le bien.

A ceux enfin qui ne se demandent rien, qui ne demandent rien d’autres que d’aimer les leurs jusqu’au bout de la route, quoiqu’il en coute. A ceux qui parfois se sentent un peu isolés, à ceux qui ne veulent pas de discours lénifiants sur une réalité qu’ils connaissent déjà. A ceux qui ne nient, ou ne renient rien mais veulent vivre leur vie aussi. Car aimer c’est aider. C’est à eux que je m’adresse, donc à tous ceux qui aiment sans compter, à leur manière, sans programme, sans outil, parce le cœur le dit. A tous ceux-là, à qui peut-être personne ne dira jamais merci, mais qui savent qu’ils font ce qu’ils doivent, je voudrais dire qu’il ne faut pas qu’ils oublient de vivre, pour mieux aimer les siens et leur tenir inexorablement la main.

Je m’appelle Alain, et j’ai vécu la dépendance de mes parents comme une douleur qui s’est insinuée dans mon quotidien, j’aurais voulu savoir que tout n’est pas noir, pas vain, que prendre conscience de la triste réalité de la perte d’autonomie des miens n’était pas que synonyme d’obstacles. J’aurais voulu savoir que l’on doit reconstruire avec eux, s’adapter, que c’est non pas leurs vies que l’on réorganise mais la nôtre, commune, car leur place évolue doucement, mais pas l’attachement qui nous lie.

Alors à ces aidants de cœur, je voudrais dire aussi les problèmes que l’on peut éviter, les pièges que l’on doit esquiver, et rappeler, car il le faut parfois, tous les bons moments qui par-delà ce supplément d’attention, persistent. Ceux qui nous rendent plus riches malgré tout, et nous font nous sentir des privilégiés d’avoir encore près de nous ceux qui nous ont, leur vie durant, forgés.

Il n’est pas question d’éluder la réalité, les problèmes, la fatigue, mais de souligner les aspects positifs et de dénouer des situations que l’on oublie, accablé par la force du sentiment de responsabilité qui nous submerge. Etre aidant est une preuve d’amour, de générosité, et d’empathie qu’il faut souligner car c’est là que se niche le sens de la vie.

Silver Echos est une porte ouverte sur ma vie d’aidant passée, que le temps a rendu plus apaisée, et que j’ai à cœur aujourd’hui, de partager et d’échanger avec vous.

 

Alain